Comment surmonter votre peur du noir ?

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À un certain moment de la croissance de l’enfant, il est tout à fait normal que des craintes se développent en lui. La peur du noir n’est pas la peur de l’obscurité en elle-même mais plutôt des dangers qu’elle pourrait masquer. Cela peut aussi traduire une peur de l’aveuglement. Quand elle devient pathologique, on la nomme nyctophobie ou achluophobie. Cette angoisse n’est pas réservée aux enfants. Elle serait liée à une anxiété de séparation, qui trouverait elle-même sa source dans l’enfance, d’après les psychanalystes freudiens.

Peur du noir : l’obscurité source d’insécurité chez les enfants

Pour un enfant se retrouver plongé dans le noir peut susciter un sentiment d’insécurité. Impossible de contrôler son environnement, de vérifier qu’aucun monstre ne rôde, de retrouver son doudou, le sens du lit ou simplement le chemin des toilettes. Les limites ont disparu, ce qui entraîne chez l’enfant de l’angoisse. Être dans le noir devient, un vaste piège au cœur duquel, désorienté, l’enfant se sent totalement démuni.

C’est généralement quand les bruits familiers ont cessé et que la maison est plongée dans le silence, que l’enfant va se sentir davantage perdu. La peur du noir est aussi souvent présente quand l’enfant souffre d’une peur de la séparation, qui s’accentue quand on le met au lit. Ainsi, l’enfant a peur du noir parce qu’il est seul dans sa chambre, sans ses parents. Mais cette peur peut aussi être la réaction d’un enfant qui a envie de passer plus de temps avec ses parents. Ainsi, il vous réclame plus d’attention au moment du coucher, réclame une autre histoire, revient vous voir, veut dormir avec vous. La peur du noir est alors utilisée pour cela.

Pourquoi les enfants ont-ils peur du noir ?

Les peurs font partie de la vie et nous permettent également de faire face avec attention et conscience à certaines situations qui se présenteront à l’avenir. Nous ne devons donc pas croire qu’il y a quelque chose de mal à ressentir cette émotion, nous devons simplement apprendre à nos enfants comment les surmonter et les dominer, en les accompagnant dans ce nouveau chemin qui les attend. Faire face aux peurs aide l’enfant à grandir et notre soutien contribuera à renforcer la confiance en soi et dans les autres, en lui faisant intérioriser l’idée qu’il est capable de surmonter ses propres limites et d’en tirer des enseignements.

Souvent, cette peur s’installe lorsque l’enfant commence à dormir dans sa propre chambre, car il est conscient que ses parents ne sont pas autour de lui et qu’il ne sent plus leur souffle près de lui qui le calme pendant la nuit. Ouvrir les yeux et être entouré d’obscurité et de silence ne les met certainement pas à l’aise, considérant aussi que les enfants d’âge préscolaire ont une pensée animiste et magique qui les amène à penser que tout est vrai et a une vie, et donc même le rideau qui bouge ou un jeu particulièrement laid qui les regarde peut générer en eux un sentiment d’anxiété et de peur.

Comment réagir si votre enfant a peur du noir ?

Si votre enfant à peur du noir, la meilleure conduite à tenir consiste à vous lever, allumer une lumière dans sa chambre, s’il vous parle de montre guettant derrière le rideau, vérifier avec lui qu’il est en totale sécurité. Rassuré, il se rendormira. Au quotidien, n’hésitez pas à installer une petite veilleuse dans sa chambre ou à prendre l’habitude de laisser la lumière du couloir allumée la nuit. Entre obscurité et pénombre, la différence est importante : l’une angoisse, l’autre rassure.

Pour préparer l’enfant à la séparation du coucher, préparez son sommeil par un petit rituel : une histoire lue, racontée, chantée, un câlin. Aussi, acceptez ce qui l’apaise comme le pouce, la tétine ou le doudou. Enfin, si un cauchemar le réveille, demandez-lui de raconter son cauchemar et rassurez-le, restez auprès de lui tant qu’il n’a pas retrouvé son calme et laissez-le se rendormir seul.

Évitons d’être les premiers à susciter des craintes irrationnelles

Ce que nous devons toujours faire, et pas seulement lorsque la peur se développe, c’est ne pas utiliser les monstres ou la terreur pour obtenir d’eux un bon comportement. Les enfants ne peuvent toujours pas déguiser le fantasme de la réalité et utiliser des métaphores comme le croque-mitaine ou le loup qui vient les chercher s’ils ne se comportent pas bien est absolument faux car nous déclenchons des peurs et des angoisses qui n’existent pas dans leur tête. En plus d’être absolument inutile d’un point de vue éducatif, comment allez-vous leur expliquer qu’il n’y a pas de monstre dans la chambre quand vous allez dormir si vous êtes le premier à leur donner “vie” quand vous voulez obtenir quelque chose ?

Il faut donc rassurer notre fils et lui montrer gentiment en entrant avec lui dans les pièces sombres qu’il n’y a rien à craindre, que la nuit alterne avec le jour et qu’il est normal que le soleil se couche à l’heure du coucher, c’est un peu comme une horloge naturelle qui fait savoir aux enfants quand il est temps d’aller se coucher.

Quelques astuces

Il y a plusieurs façons de le faire :

  • Laisser une petite lumière allumée à côté du lit.
  • Montrez-lui que même si vous êtes dans l’autre pièce dès qu’il vous appelle, vous pouvez l’entendre et vous êtes prêt à le serrer dans vos bras.
  • Le laisser dormir avec sa marionnette préférée et lui dire qu’il s’occupera de lui la nuit comme il s’occupe de lui le jour en l’emmenant avec lui et en jouant avec lui.
  • Laissez les portes des chambres ouvertes pour qu’il se sente moins isolé.
  • Lisez ensemble des contes de fées éducatifs où les bonnes personnes gagnent en utilisant la douceur et le courage. Il existe de nombreux livres qui transmettent des messages positifs et aident à surmonter et à intérioriser les peurs.

Si tout cela ne suffit toujours pas, utilisez le jeu pour leur faire traverser ce qu’ils craignent.

Organisez une chasse au trésor pour la maison, faites semblant d’être un pirate avec un bandage et un crochet, en imaginant que cela se passe dans un environnement sombre comme une grotte ou la forêt et ne cherchez des indices ensemble qu’à la lueur d’une petite torche ou de bougies. Ainsi, distraits par le jeu et les énigmes, ils ne penseront plus à la peur et à la fin du jeu, quand ils trouveront le coffre plein de bijoux, ils réaliseront qu’ils étaient de vrais héros et que rien ne peut leur faire peur !

Faire travailler son ouïe

Votre maison ou appartement émet des bruits et c’est tout à fait normal ! Apprenez à reconnaître, de près et de loin :

  • le craquement du parquet ;
  • le réfrigérateur ;
  • les volets qui claquent ;
  • l’eau dans les tuyaux ;
  • la veille des appareils électriques.

Un bruit suspect trouve toujours son explication rationnelle. S’il le faut, sortez du lit pour vous le prouver. Mais ne laissez pas votre imagination vous jouer des tours !

Faire du yoga

Le yoga vous permettra de vous détendre et de trouver plus rapidement le sommeil. En apprenant à gérer votre stress et à maîtriser votre corps, vous réussirez à apprivoiser votre peur. La peur du noir implique une imagination effrayante difficilement contrôlable. La pratique du yoga va aider à canaliser la pensée et recentrer l’attention dans le moment présent.